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Enseignement Supérieure : Promouvoir les contrats d’apprentissage – alternance est essentiel pour améliorer l’employabilité des jeunes au Congo

par La rédaction
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L’Afrique est considérée selon les indicateurs démographiques comme le continent le plus jeune du monde. La formation de sa jeunesse et son développement économique deviennent plus que jamais impérieux. L’offre éducative sur le continent doit donc se développer afin de satisfaire la demande en hausse d’études supérieures. Outre ce souci démographique, les étudiants africains rencontrent un autre problème : celui de l’insertion professionnelle. En effet, non seulement les cursus actuellement proposés ne garantissent pas toujours à l’étudiant de pouvoir trouver un emploi et ce malgré la qualité des écoles, mais le manque d’expériences à la sortie des formations réduisent plus fortement les chances de trouver un emploi.

Décalage entre programmes de formation et les besoins des entreprises

L’une des raisons est qu’il existe un décalage entre les besoins des entreprises et les enseignements dispensés par les écoles supérieures, qui ne formeraient pas suffisamment les étudiants au monde du travail. Pourtant, on observe de nombreuses initiatives en faveurs de ce rapprochement, comme le développement des stages pendant le cursus académique. Mais ces offres de stages rencontrent peu d’écho auprès de certaines entreprises.

Il n’est pas rare d’entendre des jeunes étudiants dans les quartiers, dirent, oui je veux bien suivre mon cursus académique d’une part et d’autre part, il faut bien que les entreprises nous donnent aussi l’opportunité de nous confronter au monde du travail par des stages. Ainsi nous pourrons acquérir cette expérience professionnelle demandée durant les entretiens d’embauches. Pour pallier cela, les moyens d’une collaboration écoles-entreprises doivent être mis en place.

Promouvoir les stages et les contrats d’apprentissage ou alternance au Congo

Aujourd’hui au Congo, la majorité des formations professionnelles et académiques, sont délivrées en cursus classique de trois à cinq années d’études avant l’obtention du diplôme. Certaines écoles supérieures Congolaises, conscientes des difficultés qui subsistent lors de l’entrée sur le marché de l’emploi de leurs diplômés, commencent à obliger les étudiants à effectuer des stages et mettent en place des formules d’alternances pour leurs étudiants. C’est le cas à l’Institut UCAC-ICAM de Pointe-Noire, quia inclut des alternances dans les parcours de formation de ces étudiants. Une première au Congo.

Pour de nombreux enseignants et étudiants, les difficultés rencontrés par de nombreuses écoles et étudiants, ont pour causes les entreprises congolaises qui sont peu enclines à proposer des stages, ne voyant pas leur avantage à rémunérer un stagiaire qui n’est là que pour une courte durée, en plus qu’il va falloir formé au métier. Pour ces entreprises congolaises, c’est une perte de temps et d’argent.

En ce qui concerne les alternances, c’est un concept méconnu et sous-représenté. Peu d’entreprises congolaises seraient prêtes à proposer ce type de contrat. Non seulement, elles ne savent pas de quoi parle t-on, mais en plus elles ne connaissent pas le cadre administratif pour encadrer cette relation tripartie, Entreprise-Ecole-Etudiant.

Lire aussi : Emplois Congo, l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, un problème majeur


Définir un cadre institutionnel pour les stages et les contrats d’apprentissage

En conséquence au Congo, la plupart des stages proposés ne sont pas rémunérés et les stagiaires ne sont pas bien encadrés. De leur côté la plupart des étudiants sont convaincus que le seul moyen d’obtenir un emploi est de connaître les bonnes personnes et voient avant tout dans les stages un moyen de ne pas rester oisif.

Moi le stage en entreprise je le fais juste parce que cela m’évite de rester à la maison, de traîner dans le quartier dans des groupes entre amis et passer son temps à ne rien faire. Sinon, quand tu fais un stage dans une entreprise au Congo, en tout cas, je parle de mon vécu, tu n’apprends pas grand chose. Tu n’es pas former, sauf si tu tombe dans une bonne et grande entreprise. Sinon, tes seules tâches durant ton stage, c’est aller acheter la nourriture, le café de ton responsable. C’est décevant, mais c’est la réalité.

Propos de Judicaël, étudiant à la Faculté des Sciences Economiques de l’Université Marien Ngouabi

Ce manque de confiance général entre les acteurs pourrait s’améliorer si la réalisation de stages et d’alternance disposait, par exemple, d’un cadre institutionnel. Ce cadre pourrait être à l’origine de mesures incitatives : impact sur la fiscalité des entreprises, ou encore en délivrant des primes à l’apprentissage ce qui soulagerait les entreprises et favoriserait le rapprochement avec les écoles.

Le code du travail Congolais encadre la relation apprenti, organisme de formation et entreprise

Comme précisé plus haut, pour promouvoir et pousser les entreprises Congolais, à s’engager à offrir plus de stages et d’alternances aux étudiants en formation, il faut un cadre législatif et institutionnel visant à définir les règles à respecter par nature du contrat (stage ou alternance), les obligations de chaque partie, ainsi que les mesures avantageuses garanties par l’Etat.

Le code du travail Congolais, prévoit dans ses articles, la possibilité pour des entreprises de proposer des contrats d’apprentissage visant à former aux métiers les apprenants issus d’un organisme de formation quelconque ou même d’un organisme de formation interne à l’entreprise. Etant donné que l’alternance, est un contrat d’apprentissage, nous pensons qu’il y a matière à creuser pour formaliser les choses et ainsi donner de meilleures chances d’employabilité aux jeunes étudiants après leur formation.

Ce travail qui doit être fait sous forme de colloque d’échange et devrait impliqué, les écoles et universités Congolaises, les entreprises congolaises et leurs syndicats, le Ministère de l’Enseignement Supérieure, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique, le Ministère du Travail et de l’Emploi, l’agence congolaise pour l’emploi, le Ministère de l’Enseignement Technique et Professionnel, le Ministère des Finances car on parle de déduction d’impôts pour les entreprises.

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